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Cybercorsaire à la Caribbean Business Cruise : ce que la Caraïbe nous a vraiment montré

31 mars 2026 par
Cybercorsaire à la Caribbean Business Cruise : ce que la Caraïbe nous a vraiment montré
CyberCorsaire, Dylan Etonno

Tout commence loin des écrans et des salles de réunion habituelles. Cette semaine-là, cap sur plusieurs îles de la Caraïbe, avec une intention précise : aller à la rencontre des acteurs locaux, développer notre réseau et identifier de nouvelles opportunités, directement sur le terrain.

À travers ce blog, nous vous proposons de revenir sur les temps forts de cette mission, les enseignements que nous en tirons, ainsi que les coulisses d’une immersion business intense, rythmée par les rencontres, les défis relevés et les premiers résultats concrets.

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Jour 0 – Arrivée et premières rencontres


Le Mémorial ACTe se dessinait devant nous, imposant et silencieux, chargé d’histoire. C’est là que tout a réellement commencé. À peine arrivés, nous avons croisé les regards de ceux avec qui nous allions partager cette CBC. Des visages encore inconnus, mais déjà porteurs de futures collaborations. 

Une fois installés, l’atmosphère s’est structurée autour du discours d’ouverture. Les mots posaient le cadre : programme, partenaires, participants. Chacun trouvait progressivement sa place dans cet ensemble encore en construction.   

Mais au-delà des présentations officielles, ce sont les échanges en marge qui donnaient vie à l’événement. Quelques discussions, des présentations rapides, des poignées de main. Les premières connexions se créaient, discrètement, esquissant les dynamiques à venir.

Le rythme s’accélère avec le départ vers le bateau. Un léger imprévu vient ponctuer cette transition. Le bus nous dépose à distance de l’entrée, nous obligeant à une marche rapide et improvisée. Une mise en mouvement inattendue avant la suite.

L’embarquement se déroule ensuite sans difficulté. Après une installation rapide en cabine, le groupe se reforme autour d’une nouvelle réunion.

Les échanges gagnent alors en profondeur. Les positionnements s’affirment et les intentions deviennent plus claires. Le cadre est posé. Il ne s’agit pas d’une simple parenthèse, mais d’un espace destiné à faire émerger des opportunités concrètes.

Au fil des interventions, la diversité du groupe apparaît pleinement. Informatique, purification d’eau, douane, transport de conteneurs, agroalimentaire. Cette variété donne immédiatement plus de densité aux échanges.

Après cette séquence soutenue, le rythme ralentit. Un cocktail, puis un dîner, prolongent les discussions dans une atmosphère plus détendue. Les liens se construisent différemment.

La journée s’achève dans le calme. Une pause nécessaire avant l’arrivée à Saint Martin.

Jour 1 – Saint-Martin : premières opportunités business

À Saint Martin, un nouveau tempo s’installe. Dès 9 heures, le groupe se retrouve devant le bateau. L’organisation est fluide, déjà bien rodée, et le transfert vers la CCI s’enchaîne naturellement.

À l’arrivée, l’accueil est immédiat et chaleureux. L’espace est pensé pour favoriser les interactions et permet d’entrer rapidement dans le programme.

Les entreprises locales prennent la parole. À travers leurs présentations se dessine un aperçu concret du tissu économique. Il apparaît structuré, diversifié et ancré dans les réalités du territoire.


Vient ensuite notre tour. Le choix est assumé. Une prise de parole courte, ciblée, allant à l’essentiel.

L’objectif est clair. Capter l’attention, poser les bases sans tout dévoiler. La suite se jouera dans les échanges.

Avant même le début officiel des échanges, une pause s’installe. Une collation, quelques boissons. Un moment simple qui amorce naturellement les discussions.

Très vite, les conversations s’enchaînent. Les sujets se précisent, les besoins émergent et les premières opportunités prennent forme.

Cette étape marque un point de bascule. Le cadre posé jusque là laisse place à l’action.

Les échanges avec la Chambre de Commerce ancrent immédiatement les discussions dans des problématiques concrètes. Une dynamique claire se dégage. Structurer, connecter, faire évoluer.

Ce qui frappe surtout, c’est l’état d’esprit. Une volonté de coopération portée par des acteurs lucides et engagés.

Saint Martin impose son rythme. Celui d’un territoire qui avance et cherche à relier ses forces à une vision plus large.

Le retour au bateau offre une courte respiration. Puis vient le débriefing. Chacun partage ses impressions et les opportunités identifiées. La suite commence à se structurer.

Jour 2 – Îles Vierges Britanniques : adaptation et opportunités

Après une nuit de repos bienvenue,  ponctuée de quelques cocktails  le réveil se fait aux Îles Vierges Britanniques. Le décor change, mais le rythme de la mission reste bien présent.

Très vite, un ajustement vient bousculer le programme : le rendez-vous initialement prévu à 9h est finalement repoussé à l’après-midi. Un contretemps, en apparence. Une respiration inattendue, en réalité.

Ce temps libre, non anticipé, ouvre un espace différent. Moins structuré, plus spontané. L’occasion de se recentrer sur un aspect jusqu’ici resté en arrière-plan : les échanges entre participants eux-mêmes.

Les discussions s’intensifient, gagnent en profondeur. Les profils se découvrent autrement, au-delà des présentations formelles. Les connexions deviennent plus naturelles, plus directes.

C’est dans ce contexte que nous échangeons avec Celia Samuel, fondatrice de Go To Enterprise, basée à Antigua. Une conversation marquante, qui ouvre rapidement sur des perspectives concrètes.

Au fil de cet échange, un constat s’impose. L’approche du business diffère sensiblement.
Les entrepreneurs caribéens anglophones adoptent une posture plus directe. Les sujets sont abordés sans détour, qu’il s’agisse des prix, des opportunités ou des aspects financiers.

Cette différence agit comme un déclic.
Progressivement, nous ajustons notre posture. Le discours devient plus direct, plus affirmé. Notre expertise est mise en avant plus clairement.
Les résultats sont immédiats. À l’issue de ces échanges, un premier contrat est signé.



Dans la continuité de cette dynamique, nous prenons part au rendez-vous de l’après-midi. Dès notre arrivée, le ton est donné. L’accueil est particulièrement soigné, le cadre structuré, et l’ambiance résolument tournée vers l’échange.

Très vite, une énergie collective se fait sentir. Les participants affichent une réelle volonté de collaboration, presque palpable dans les premiers échanges.

Le tour de table lance la séquence. Chacun se présente, pose son positionnement, esquisse ses attentes. Puis, sans transition marquée, le réseautage s’installe naturellement.

C’est à ce moment précis que nous mettons en pratique les enseignements du matin. Notre discours évolue : plus direct, plus affirmé, centré sur notre valeur ajoutée. L’approche est assumée, alignée avec le contexte, et immédiatement intégrée dans les échanges.

Cette étape aux Îles Vierges Britanniques confirme la dynamique observée depuis le début du parcours.

La Chambre de Commerce joue pleinement son rôle de facilitateur, tandis que la rencontre avec la Ministre du Commerce ancre les échanges dans une réalité institutionnelle concrète.

Les discussions sont directes et opérationnelles. Elles s’inscrivent pleinement dans les enjeux du territoire.

Ce qui marque surtout, c’est l’état d’esprit. Les acteurs avancent, structurent, testent et créent. Une posture tournée vers l’action.

En parallèle, une volonté de collaboration à l’échelle caribéenne se dessine. Les échanges dépassent les frontières locales et s’inscrivent dans une vision plus large.

Tortola apparaît ainsi comme un territoire en mouvement, porté par des acteurs engagés.

Jour 3 – Saint-Kitts : des échanges de qualité malgré les imprévus

L’arrivée à Saint Kitts marque un changement d’ambiance. L’accueil, assuré par l’Alliance Française, installe un cadre plus intimiste.

Le format diffère des étapes précédentes. Le nombre de participants est plus restreint, mais cette configuration transforme la nature des échanges.

Les discussions prennent plus de temps et gagnent en précision. Chaque interaction devient plus dense et plus qualitative.

La richesse ne se mesure plus au nombre de rencontres, mais à leur intensité.


Bug Hunt

Au-delà de cette anecdote, le réseautage a été particulièrement intéressant.

Nous avons notamment rencontré une entreprise appelée Bug Hunt.


À première vue, le nom de l’entreprise prête à confusion. On pourrait imaginer une activité liée aux pesticides. Pourtant, elle évolue dans le domaine de l’informatique.

Très vite, les échanges dépassent cette première impression. Les discussions révèlent des problématiques largement partagées.

La cybersécurité reste encore trop souvent négligée. Les entreprises prennent conscience des enjeux après avoir été confrontées à un incident.

Une évidence s’impose. Ces problématiques dépassent les frontières locales. Les risques sont identifiés, mais les actions restent encore insuffisantes.

 

Jour 4 – Antigua & Barbuda 

La journée à Antigua débute avec un léger décalage. Un imprévu retarde le groupe et modifie l’organisation initiale.

À notre arrivée, nous faisons partie des premiers présents. Ce décalage laisse un temps d’observation et d’adaptation.

Le format diffère également des attentes. Moins d’entreprises sont présentes que prévu. Pourtant, cette configuration favorise des échanges plus directs.

Une discussion retient particulièrement l’attention. Avec une entreprise spécialisée en informatique, les échanges s’orientent vers une question centrale. Comment inciter les entreprises à investir réellement dans leur sécurité numérique.

La question ouvre sur des réalités contrastées.

Nous partageons notre expérience, notamment le rôle des cadres réglementaires comme le RGPD pour structurer les démarches.

Mais ici, le cadre est moins structuré. Les obligations sont limitées, rendant le sujet plus difficile à prioriser.

Cette situation crée une tension intéressante. Elle constitue à la fois un frein et une opportunité.

Sans contrainte, convaincre demande davantage d’efforts. Mais cela ouvre aussi la possibilité d’accompagner la structuration des pratiques dès leur émergence.

Cette étape met en lumière une constante. Les enjeux sont similaires, mais les cadres varient fortement selon les territoires.

Malgré les imprévus, cette étape à Antigua permet des échanges concrets, ancrés dans la réalité locale.

Elle offre une lecture plus précise des défis et des opportunités liés à la cybersécurité dans la région.

 

La journée se prolonge avec une nouvelle session en soirée. Le rythme est désormais bien installé.

Nous intervenons de manière plus approfondie. Le temps permet de présenter clairement notre approche ainsi que nos solutions.

Les échanges deviennent plus concrets. Les exemples parlent d’eux mêmes.

Nous mettons en lumière la vulnérabilité des entreprises, notamment les plus petites, souvent persuadées à tort qu’elles ne sont pas ciblées.

L’écoute évolue. L’attention se renforce.

Une réalité s’impose progressivement. Une cyberattaque ne se limite pas à un incident technique. Ses conséquences peuvent être durables.

Les données partagées rendent les enjeux tangibles.

Le message devient clair. Se protéger représente un coût bien inférieur à celui d’une attaque.

Cette intervention marque un tournant. Les échanges laissent place à une prise de conscience collective.

Jour 5  En mer 

Cette cinquième journée introduit un changement de rythme.

Pour la première fois, la journée se déroule entièrement en mer. Les échanges professionnels s’interrompent temporairement.

Le temps s’étire différemment. Cette pause permet de relâcher la pression et de partager des moments plus personnels.

Elle offre aussi l’occasion de se recentrer et de préparer la suite.

Une parenthèse nécessaire dans un programme dense.

Jour 6 – Martinique entre organisation et attentes

L’arrivée en Martinique suscite une certaine attente.

Très vite, le ressenti se nuance. L’accueil ne correspond pas totalement aux projections initiales.

Cependant, l’organisation est en place et la mobilisation des professionnels locaux est bien réelle.

Le cadre institutionnel, à l’Hôtel de l’Assemblée de la Collectivité Territoriale, marque une nouvelle étape.

Face à un public élargi, nous prenons la parole avec une approche claire et structurée. L’objectif reste inchangé. Poser notre positionnement et ouvrir la voie aux échanges.

Le réseautage s’organise ensuite dans un espace dédié. Le dispositif est structuré et facilite les interactions.

Dans le détail, certains éléments viennent nuancer l’expérience. Des aspects logistiques simples, mais perceptibles dans un rythme soutenu.

Les échanges ont lieu et les rencontres s’enchaînent. Toutefois, elles ne débouchent pas immédiatement sur des opportunités concrètes.

Une séquence utile, dont les retombées restent à construire.

Cette dernière étape apporte un éclairage complémentaire.

Une lecture plus fine du territoire se dessine. Des initiatives existent déjà, portées par des logiques propres.

L’écosystème apparaît en construction, avançant à son rythme avec ses contraintes et sa vision.

Cette journée complète la compréhension globale du parcours. Chaque territoire évolue selon ses propres repères.


 Une immersion business au cœur de la Caraïbe


Au terme de cette traversée, une évidence s’impose.

Ce voyage dépasse le cadre d’un simple déplacement professionnel.

Chaque étape a permis d’ajuster notre posture et d’affiner notre compréhension des marchés.

Les différences de mentalité apparaissent comme un levier clé. Elles imposent une adaptation constante.

Les enjeux, notamment en cybersécurité, sont similaires, mais leur maturité varie fortement.

Dans ce contexte, le réseau joue un rôle central. Les relations humaines deviennent un accélérateur décisif.

Certaines opportunités se concrétisent rapidement. D’autres nécessitent du temps et de la continuité.

Cette semaine marque un tournant. Notre approche commerciale évolue, notre lecture des marchés s’affine, et les premiers résultats se concrétisent.

La Caraïbe apparaît comme un territoire d’opportunités, à condition de savoir s’adapter, s’affirmer et agir.

Cybercorsaire à la Caribbean Business Cruise : ce que la Caraïbe nous a vraiment montré
CyberCorsaire, Dylan Etonno 31 mars 2026
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